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Bombardier dans les fonds du golfe de Calvi
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Le B-17 de CALVI
Bombadier Nationalité américaine Année de construction inconnueEnvergure : 31.62 mLongueur : 22.66 mDate du naufrage : 14 février 1944Cause du naufrage : endommagé par la chasse ennemieA sombré face à la Citadelle de Calvi, à 200 m du rivage
Pendant des années, l'histoire de ce bombardier américian est restée inconnue, tellement la version officielle des faits semblait être celle reconstituée par Paul Valéani. Celui-ci fut le premier à explorer l'épave et c'est un article qu'il écrivit dans un journal local qui déclencha les recherches officielles. Aucune trace de cet avion n'existait dans les archives ; aussi un expert américain fut-il dépêchait sur place. Il demanda à Valéani de cherche des indices parmi les tôles, jusqu'à ce que soit enfin trouvé un portefeuille contenant une plaque d'acier inoxydable que portaient généralement au cou les aviateurs. Cet indice permit enfin de retracer la véritable histoire.
Cette forteresse volante était un modèle B-17G, avec pour numéro de série 4231044, basée en Italie du Sud. Elle décolla pour sa dernière mission; le bombardement des installations ferroviaires de Vérone, le 14 février 1944. Il s'agissait d'une de ces bombardements en tapis effectués par des dizaines de forteresses volantes escortées par des escadrilles de chasseurs qui devaient les protéger. Pendant l'approche de l'objectif, une correction de la route d'attaque fut effectuée et le quadrimoteur, placé sur le côté extérieur de la formation, se trouva soudain isolé. Il fut aussitôt attaqué par la chasse ennemie, qui mirent hors service un des moteurs et endommagèrent également les compresseurs des deux autres. Puis ils continuèrent à tirer sur l'avion. Le nom de forteresse volante vient précisement de l'exceptionnelle résistance de ces appareils, capables de recevoir plusieurs rafales de projectiles et de continuer à voler courageusement. La première attaque avait été cependant terrible et avait tué le radio et le mitrailleur latéral gauche, mis hors service la tourelle dorsale et légèrement blessé le mitrailleur de la tourelle ventrale, tandis que le mitrailleur de queue était grièvement blessé. En outre, les masques à oxygène du pilote et du navigateur étaient inutilisables.
L'avion n'était guère plus en état de se défendre efficacement et, bien que robuste, il n'aurait pas résisté longtemps aux assauts des chasseurs. Quand le mitrailleur arrière fit savoir au commandant qu'il était sur le point de mourir, celui-ci décida de larguer sa cargaison de bombes. Juste à temps, car, un moment plus tard, la soute vide fut traversée par une rafale d'obus de 20 mm. Finalement, les chasseurs décidèrent de laisser leur proie et le B-17 fut escorté par trois P-47. Revenir étant impossible, mieux valait faire route vers la Corse, en perdant petit à petit de l'altitude au-dessus de la Méditerranée. La piste de Calvi fut bientôt en vue, mais elle était très courte pour une forteresse volante, et, de surcroît, entourée de montagnes de toutes parts. Après avoir demandé l'autorisation, le commandant essaya une première fois d'attérir, sans succès, aussi vira-t-il vers la mer. Il ne restait qu'un seul moteur en état de marche et devant, se rapprochait la masse énorme de la Citadelle de Calvi, il ne restait qu'une décision à prendre : amerrir. Environ 500 à 700 m avant le point d'impact, les dernières munitions furent larguées, en tout plus d'une tonne.
Quand l'avion toucha les vagues, le commandant le redressa de façon à en freiner la course avec la queue, qui se brisa. Mais la grande masse du bombardier réussit à se poser sur l'eau. Elle resta en surface pendant deux minutes, qui suffirent aux six survivants pour sortir de la carlingue et mettre à l'eau les radeaux de sauvetage.
Ainsi se termina l'odyssée et les naufragés furent récupérés par l'Air Sea Rescue britannique. La grosse forteresse avait disparu, planant vers un fond de 25 m sur une prairie de posidonies.
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Il existe encore 1 forteresse en activité elle est basée à Orly et sert pour des meetings et démonstrations. Association en péril car assurances trop cheres, elle rique de ne pus jamais voler en France. Connaissez-vous ? Je l'ai vue voler hier près de Sens(89)Je vous donnerai avec plaisr des explications plus d&étaillées si vous le souhaitez. Pierre LECLERCQ (11/09/06 12:17) |
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